Soit-disant tout était OK, rien à faire sinon regarder ...
Huit heures ce matin, le marchand de matériaux appelle, le chemin qui dessert notre propriété est limité à 6 tonnes, il faut une dérogation pour le camion toupie, et personne ne l'a prévue. La centrale à béton refuse de livrer en l'absence de celle-ci.
Les neurones sont encore un peu endormis, mais qu'à cela ne tienne, notre terrassier est aussi Adjoint au Maire, c'est devenu un ami ... un vrai de vrai... et je l'appelle au secours ...
Nous avons une chance invraissemblable, c'est notre terrassier qui signe les dérogations à la mairie de Salernes : à 9 heures sonnantes, il me rappelle, la dérogation est signée et envoyée par fax au marchand de matériaux ... OUF...
11 heures, deuxième coup de sang. La pompe à béton se présente à mon grand étonnement.
Mais monsieur, il n'y a personne avant 13 heures 30...
Mais madame, la toupie arrive ... Là le portable chauffe ... j'appelle tout le monde, la centrale à béton renvoie la faute sur le marchand de matériaux qui confirme que la commande est bien passée pour 13 heures 30. Là je commence à me demander si nous n'avons pas la poisse...
Le maçon, prévenu lui aussi, arrive sur ces entrefaits et entreprend de négocier avec le transporteur. Le marchand de matériaux se pointe également et calme le transporteur ... RE OUF...
Il fait une chaleur de malade, nous nous installons sous les arbres pour déjeuner tous ensemble en attendant la première toupie qui se présente finalement à l'heure dite.
Les toupies se suivent à raison d'une toutes les dix minutes et à 16 heures tout est terminé.
Le maçon nous appelle au travail, me signale que l'orage commence à gronder et qu'il ferme le mobil-home et m'a rentré mon linge qui séchait ....
On est décidément sur une autre planète... Rendez-vous demain pour les premiers rangs de parpaing, si le temps est avec nous ...